Les Différents types de crimes rituels

 

Chaque année, les medias de plusieurs pays africains (Gabon, Congo, Cameroun, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Ouganda,  etc.) font état de nombreux cas de crimes à caractère rituel notamment des sacrifices humains des enfants et des albinos. Ces actes ignobles sont qualifiés de "crime à caractère rituel" car ils obéissent souvent à un rituel dont le cérémonial est élaboré  par des sorciers ou au sein de certaines sociétés secrètes. Ils sont accomplis pour/par des individus qui croient que cela leur apportera  la réussite à une élection, la chance dans les affaires, la nomination à un poste important, la santé,…. L’ampleur de ce fléau en Afrique a conduit le bimensuel Jeune Afrique à y consacrer un dossier spécial le 1er juin 2014 intitulé « Crimes rituels : enquête sur une barbarie ordinaire ». On peut classer les crimes à caractère rituel en trois catégories.

 

Les meurtres rituels avec ou sans prelevement d'organes : Les meurtres rituels communement appelés sacrifices humains sont des pratiques mystico-religieux qui ont été pratiqué dans la plupart des civilisations, le plus souvent pour s'attirer les faveurs des Dieux ou pour que les personnages importants tels que les souverains soient accompagnés dans l'au-delà par les sacrifiés. Aujourd’hui, les sacrifices humains notamment ceux des enfants et des albinos persistent en Afrique. Il s’agit souvent des assassinats accompagnés le plus souvent du prélèvement de certains organes qui sont censés avoir une importance mystique comme le cerveau (renforcement des capacités psychiques), la langue (pouvoir de conviction), les yeux (pour voir les dangers et les ennemis), les seins des jeunes filles (source du fluide vital), le sang (récupération du fluide divin), le cœur (symbole de la puissance car moteur du corps), phallus ou le clitoris qui symbolise la virilité masculine ou féminine. Cependant, certains meurtres à caractère rituel notamment sur des jeunes filles sans aucun prélèvement d’organe mais qui se caractérise par l’enfoncement d’un pieu dans le vagin ou l’anus de la victime sont fréquents dans plusieurs pays d'Afrique et restent difficilement explicables pour les spécialistes en sciences occultes.

 

Les profanations de sépultures et de cadavres : Dans plusieurs villes africaines, il s’est installé depuis bien longtemps un marché des restes humains issus de la profanation des sépultures ou prélevés sur les cadavres dans les morgues. Ainsi, plusieurs journaux africains font souvent état des caveaux et cercueils ouverts ; des agents de pompe funèbres arrêtés, etc. Les restes humains récupérés sur les défunts servant à la confection des potions, fétiches et autres talismans. Pour exemple, à Libreville au Gabon un crâne peut se monnayer jusqu'à 1 000 000 FCFA soit 1500 euros, ce qui représente une fortune pour des individus en forte précarité sociale. Comme pour les organes prélevés lors des sacrifices humains, il existe un véritable marché transfrontalier des restes humains provenant de la profanation des sépultures et des cadavres dans les morgues.

 

Les viols et incestes à caractère rituel : Sur recommandation du sorcier, certains individus en vue d’accéder  à un poste de responsabilité ou pour manifester un acte d’allégeance envers une société sécrète commentent des viols et/ou incestes notamment sur des jeunes enfants, sœurs, filles, mères, etc. Ces actes ayant souvent lieu dans les familles de la bourgeoisie africaine, les victimes ou les autres parents portent rarement plainte à cause du statut social à préserver. Par ailleurs, il est fait état que dans plusieurs administrations ministérielles ou entreprises en Afrique, certains responsables en vue d’avoir une ascendance mystique, obligent leurs subordonnés à avoir des relations sexuelles souvent de type homosexuel masculin. Ces actes peuvent être considérés comme des viols à caractère rituel car accomplis dans un but mystique et avec la menace de se faire licencier si l’individu n’obtempère pas. Enfin, il faut noter que certains individus croient qu’avoir des rapports sexuels avec une personne atteinte d’albinisme ou des jeunes filles vierges peut guérir de certaines pathologies comme le VIH. Ainsi, cette croyance stupide, est à l’origine de nombreuses contaminations au VIH des jeunes filles et d’albinos qui doivent déjà faire face à d’autres problèmes sanitaires liés à l’absence de mélanine.

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