Les responsables des crimes à caractère rituel

Les sorciers : Au cœur des pratiques des crimes rituels, se trouvent des sorciers. Ils sont considérés comme des guides communautaires détenteurs de pouvoirs surnaturels et des praticiens de ce qu'on appelle familièrement "la magie noire" ou la sorcellerie. Cette sorcellerie peut être décrite comme un système de croyances surnaturelles qui ne peut être invoqué que par des personnes particulières, c'est-à-dire le sorcier ou ses délégués. Les délégués du sorcier, qui sont le plus souvent ses clients et à qui sont attribués des pouvoirs spécifiques grâce à des potions, incantations, amulettes et autres supposés attirail pour produire une variété d'effets désirés. Cette délégation de pouvoirs à des personnes non initiées peut être présentée comme le service rendu par le sorcier qui, par la suite, peut le leur facturé de fortes sommes d’argent et/ou faire des demandes particulières comme des organes humains. Les sorciers se font aussi payer pour d'autres prestations comme la fourniture d'explications de la raison du malheur ou du bonheur d'un individu et ils seraient également capables d'identifier à la fois les causes humaines et surnaturelles de pratiquement n'importe quelle situation ou casse-tête survenant dans la vie de tout individu.

 

Les commanditaires : certains individus associent toute réussite sociale et professionnelle à l’intervention des forces surnaturelles et même lorsqu’ils ont étés formées dans les meilleures universités du monde. Ainsi pour eux,  la nomination à un haut poste, la victoire à une élection, la réussite d’une carrière sportive ou d’artiste, le succès commercial,…. passent nécessairement par une intervention bénéfique des forces surnaturelles à travers la possession des meilleurs fétiches et autres gris-gris. Ces individus avides de pouvoir et d’argent ne reculent donc devant rien pour entrer en possession du meilleur fétiche. Alors, quels que soient les ingrédients réclamés par les sorciers pour confectionner le soi-disant puissant fétiche, ils feront tout pour se les procurer, même s’il s’agit d’organes humains. Sauf lorsque la prescription du sorcier les oblige à accomplir eux-mêmes le meurtre ou le viol, les commanditaires font souvent appel, contre une forte somme d’argent, à des exécutants pour accomplir la salle besogne. Compte tenu de leur statut social, les commanditaires sont rarement inquiétés par la justice de leur pays. Leur rang social et impunité font un appel d’air pour des individus n’ayant pas assez d’argent pour faire appel à des hommes de main et qui se mettent alors eux-mêmes à tuer et à mutiler.

 

Les exécutants : souvent déscolarisés, désœuvrés et fortement dépendant de l’alcool et de la drogue, les exécutants sont des individus en forte précarité sociale. La promesse d’une forte somme d’argent les pousse à accomplir un acte aussi innommable que le meurtre et la mutilation d’un jeune enfant. Les exécutants travaillent souvent en réseaux bien structurés avec des « rabatteurs » souvent proches des victimes chargés d’effectuer les enlèvements, des « bourreaux » qui accomplissent les meurtres et les actes de mutilation et enfin les « commerciaux » aussi souvent chef de bande qui livrent les organes humains aux commanditaires ou aux sorciers et récupèrent l’argent pour le rétribuer à chaque membre du réseau. Cette organisation en réseau rend difficile la tache des forces de l’ordre et de la justice car lorsqu’un individu est interpellé il accepte difficilement de donner les noms des autres membres du réseau ou des commanditaires car il craint d’être tué. Surtout, il sait qu’il peut compter sur le soutien du commanditaire qui usera de son influence pour le sortir de là.

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